La monnaie est bien plus qu’un simple moyen d’échange : elle est le reflet d’une époque, d’un pouvoir et d’une identité nationale en constante évolution. À la fin du XIXe siècle, sous le règne du sultan Moulay el-Hassan, le Maroc entame une modernisation de son économie et de son système monétaire. L'objectif est de stabiliser la monnaie pour encourager le commerce et renforcer la souveraineté financière du pays. C’est dans ce contexte que naît, en 1882, le rial hassani, une pièce en argent qui joue un rôle clé dans l’économie marocaine jusqu'au début du XXe siècle.
À la fin du XIXe siècle, sous le règne du sultan Moulay el-Hassan, le Maroc entame une modernisation de son économie et de son système monétaire. L'objectif est de stabiliser la monnaie pour encourager le commerce et renforcer la souveraineté financière du pays.
C’est dans ce contexte que naît, en 1882, le rial hassani, une pièce en argent qui joue un rôle clé dans l’économie marocaine jusqu'au début du XXe siècle.
Au XIXe siècle, face aux enjeux économiques et aux échanges commerciaux croissants, le Maroc devait moderniser son système monétaire pour s’intégrer aux standards internationaux. Le rial hassani, introduit en 1882 sous le règne de Moulay el-Hassan, répond à ce besoin en s’alignant sur les principales monnaies européennes de l’époque, telles que le franc français et la peseta espagnole. Cette pièce en argent marque un tournant dans l’histoire monétaire marocaine et favorise les transactions avec les partenaires économiques du pays.
Le rial hassani est introduit avec un poids initial de 29,11 g, soit l’équivalent d’1 Mithqal ou de l'ancienne pièce espagnole de huit réaux.
Toutefois, pour s’adapter aux standards internationaux, notamment ceux de l’Union latine, son poids est ajusté à 25 g, correspondant aux pièces de 5 francs français ou 5 pesetas espagnols.
La production du rial hassani ne se limite pas au Maroc. Des ateliers monétaires en France (Paris), en Angleterre (Londres) et en Allemagne (Berlin) participent à sa fabrication.
En parallèle, Moulay el-Hassan modernise la production locale en installant un balancier à Fès, acquis à Strasbourg, permettant de frapper des pièces en bronze de 1, 2, 5 et 10 Mazunas.
Pour structurer son système monétaire, le Maroc adopte une hiérarchie claire avec le dirham et le mazuna comme principales subdivisions du rial hassani. Ces unités facilitent les transactions quotidiennes et reflètent l’évolution du commerce à la fin du XIXe siècle. Leur usage perdure jusqu’à la réforme monétaire du début du XXe siècle.
Entre 1882 et 1902, le système monétaire marocain repose sur les subdivisions suivantes :
En 1902, le fûlus disparaît, simplifiant ainsi le système monétaire marocain.
Face aux pressions économiques et politiques croissantes, la Conférence d’Algésiras en 1906 marque une étape clé pour la modernisation financière du Maroc.
L’une de ses conséquences est la création de la Bank al-Makhzani al-Maghribi, une institution jouant un rôle central dans la régulation de la monnaie et l’intégration du Maroc dans le système bancaire international.
En 1912, avec l’instauration du protectorat français, le système monétaire marocain est transformé. Les ateliers monétaires français, notamment ceux de Paris, commencent à émettre des pièces d’argent au nom du sultan. Cependant, le rial hassani connaît une forte surévaluation, atteignant une conversion de 16 contre 1.
Face aux nouvelles monnaies en circulation, le rial devient une monnaie de thésaurisation, précipitant son retrait progressif des transactions courantes.
Durant cette transition, la Bank al-Makhzani al-Maghribi commence à émettre des billets libellés en rials, bien qu’ils ne représentent que 40 % de la masse monétaire en circulation.
En 1920, un dahir instaure le franc marocain comme monnaie officielle du pays.
Le rial hassani disparaît progressivement des échanges quotidiens mais continue à être utilisé comme monnaie de compte populaire, avec une valeur de 5 francs marocains.
En 1960, après l’indépendance du Maroc en 1956, le pays adopte une nouvelle monnaie nationale : le dirham marocain (MAD). Il remplace officiellement le franc marocain, bien que celui-ci reste en circulation jusqu'en 1974.
Aujourd’hui, le dirham marocain est émis par Bank Al-Maghrib, la banque centrale du Maroc, et est divisé en 100 centimes. Il est utilisé pour toutes les transactions économiques et commerciales à travers le pays.
Avec la stabilisation de l’économie marocaine et son ouverture aux marchés internationaux, le dirham est devenu une monnaie reconnue, bien que non convertible à l’international. Son taux de change est partiellement régulé par Bank Al-Maghrib, oscillant entre un flottement contrôlé et un ancrage à un panier de devises, principalement l’euro et le dollar.
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Docteur en langues et communication et titulaire d'un master en tourisme et communication. J’ai eu l’occasion de développer l’expertise dans le domaine de la communication touristique. J’ai mené des recherches en ingénierie touristique et en développement du tourisme culturel.